Retrospecto

Création Mille au carré 2018

2018

Installation numérique

Vidéo Retrospecto

RETROSPECTO

Le titre de la pièce évoque la rétrospective, une exposition consacrée pour un artiste à l’ensemble de ses œuvres. C’est une distinction importante qui apparaît habituellement en fin de carrière et c’est avec humour que le collectif Mille au carré a choisi ce titre. L’exposition ne correspond pas à une rétrospective de leurs œuvres mais à la fin d’une période et au début d’une nouvelle.

Cette oeuvre aborde la notion de rétrospective sous un deuxième axe de lecture : celle de la création de l’univers. Avec cette idée folle et ambitieuse, des membres du collectif mille au carré se sont emparés d’outils graphiques et numériques pour élaborer une machine capable de dévoiler la véritable histoire de l’univers.

Entre simulation et fantasme, machine à lire l’histoire et prédire la vérité, le mot « rétrospective » se retrouve avec un « o », signe probable de quelque chose qui semble appartenir à une époque non-identifiable.

 

L’exposition s’inspire de la science fiction dans une perspective rétro futuriste, « le passé tel qu’on le voit du futur » et nous plonge dans une esthétique rappelant la lanterne magique, ancêtre du cinéma.
L’œuvre se présente comme une installation immersive exposant six monolithes et un parchemin vertical.

LE PARCHEMIN ET LES SIX MONOLITHES

Une lecture chronologique s’opère à partir de la lumière du projecteur, au travers des monolithes et aboutit sur le parchemin. Les formes abstraites et organiques des monolithes rencontrent le fil temporel des civilisations humaines, stratifiées et agglomérées sur le support papier du parchemin qui se déroule et se ré-enroule, prenant un air de partition.

 

À la question « Comment le monde s’est créé ? », chaque séquence animée dévoile un univers aux illustrations parfois reconnaissables mais dont le message n’en reste pas moins mystérieux, nous laissant face à notre propre interprétation.

L’ensemble de l’exposition utilise une variété de techniques – dessin, sculpture animée, programmation numérique et composition sonore – qui dans ce contexte, deviennent elles-mêmes des formes de langages symboliques.

 

Élise Guihard et Sarah Huitorel